lundi 20 avril 2009

Material Girl

Désolé, mais ce soir je n'ai pas envie d'écrire de jolies choses. A bon entendeur...

Jusqu'où peut on aller pour atteindre ses objectifs. Combien de personne est on capable de piétiner pour obtenir ce que l'on souhaite? Quels outrages est on prêt à subir pour être là où l'on veut. Je crois que ce sont des choix qui définissent un individu.
Il y a ceux qui ne tueraient pas une mouche. Il y a ceux qui crèverait un oeil à un chien. Il y a ceux qui vendraient leur corps aux cochons. Il y ceux qui offriraient leur premier né au diable.
Toi qui lis ces lignes, tu es de quel côté?

Il n'y a pas de gens bons et de gens méchants. Il y a seulement des gens qui accordent plus ou moins d'importance à leur entourage, voir même à leur propre personne. Ce ne sont que des détails, des entraves qui ralentissent leur progression. Pourquoi s'encombrer de notions inutiles comme la morale. La morale n'est pas le droit, et la transgresser ne nous envoie pas en prison. "Qu'importe si rumeurs et murmures grouillent partout où j'irai. Tant que j'obtiens ce que je désire..." m'a-t-elle un jour dit si honnête avec elle même, à genoux dans un parking, mon sexe entre les mains. Toute action humaine a un motif. Peu importe si vous le comprenez, l'essentiel est qu'il existe. Nous trouverons toujours un moyen de justifier nos plus horribles actions.
Et elle m'aspirait à nouveau, goulument, savourant ce confort et cette sécurité que je lui offrais en échange d'une simple pipe. Une belle maison, une garde robe hors de prix, un petit chien idiot, des relations influentes, des enfants imbéciles, une voiture de luxe...Voilà à quoi tenait mon mariage avec cette succube. A un peu de salive et de sperme mélangé dans une bouche, entre deux crissements de pneus, dans un parking d'hôtel quatre étoiles. Les lubies d'un vieillard pervers, et l'ambition bourgeoise d'une coiffeuse généreuse...

jeudi 16 avril 2009

Addiction

Enfin chez lui. Il a attendu ce moment toute la semaine. Il dépose son manteau et enlève ses chaussures. D'une main il desserre sa cravate en soupirant. Il a envie d'un petit verre pour décompresser, alors il se sert un martini. Rien n'a avancé comme il voulait. Le projet d'amélioration du site prend du retard, les fournisseur qui font n'importe quoi, et puis cette grève qui paralyse l'arrivée des matières premières au port. Accoudé au bar de la cuisine il se dit qu'il a bien mérité un petit extra. Il va s'en faire un petit pour la route.

C'est le genre de moment que l'on partage entre amis d'habitude, et il n'a pas vraiment l'habitude de faire ça tout seul. Mais aux grands maux, les grands remèdes. Il va chercher la boîte qu'il a caché dans un tiroir de la salle de bain et revient s'assoir dans le canapé devant la télé. Il en sort un déjà tout prêt et le met dans sa main, savourant à l'avance les sensations qu'il va lui procurer.

Tout doucement, il referme ses doigts autour et sent la petite chose jaune frissonner en piaillant. Il ne peut plus attendre. A l'aide de ses deux mains, de toutes ses forces, il presse le poussin qui éclate dans un giclée de duvet et de sang. Il soupire en s'affalant. C'est toujours trop court... Il a envie de s'en faire un autre. Mais ce ne serait pas raisonnable...

Attention les poussins sont à consommer avec modération.

Ce message vous a été proposé par l'Association d'Extrermination des Petits Animaux Mignons.

vendredi 10 avril 2009

Dans le train...

Dans le train, tout se passe lentement. On a le temps de goûter chaque geste, chaque pensée. Tout dure des heures. Le train va si vite que le temps coule plus doucement. Mon reflet me contemple. Je m'arrange toujours pour être près de la baie vitrée. Quand il n'y a rien à faire, on peut regarder la vie ralentir à travers les arbres qui défilent. Les couleurs se mélangent en une masse informe.
Dans le train je m'invente des histoires. Le train produit cet effet en moi que mon imagination s'enflamme.
Confortablement assis, tout près les uns des autres, les gens se sourient, ils discutent, lisent, dorment, rient et parfois pleurent. La rame est remplie d'amis improvisés. Nous partageons la même intimité le temps d'un voyage.
D'aucun diront qu'il s'agit plutôt de promiscuité. C'est leur point de vue et je ne pense pas qu'ils regardent du bon côté de la lorgnette.
Je suis là et il y a cette jeune fille qui me sourit et s'assied tout près de moi. Elle enlève son manteau et prend ses aises. Je l'écoute téléphoner à sa mère et découvre bien malgré moi un peu tout de sa vie. Et puis elle s'assoupit, presque contre moi. Son pull distendu glisse sur ses épaules et j'aperçois une bretelle de son soutien gorge.
Mon imagination s'enflamme. Je me vois l'entourer du bras et l'embrasser sur le front. Caresser ses cheveux et la regarder somnoler. Ce serait ma petite amie et je serai heureux. Mais ce n'est pas le cas. Je rougis et détourne les yeux de son décolleté. Les arbres défilent. Les fils électriques oscillent au rythme du rail. Les champs s'étalent en tournoyant.
Parfois les rêves semblent si réels qu'ils en deviennent douloureux. Bientôt Paris.
Ma belle au bois dormant se réveille. Elle s'aperçoit que je la regarde et sourit les yeux mi-clos.
"Tu as bien dormi?" Elle se détourne et s'étire dans un baillement sonore. Les mots ont failli sortir. Le train est à quai. C'est la fin du rêve. Encore une jolie fille qui quitte ma vie.

mercredi 8 avril 2009

Saint - Michel

Les gens m'entourent. Chacun sa chacune.
Ils parlent anglais, allemand, chinois...certains parlent français.
Il fait beau, les filles sont jolies. Un poste fait frémir l'eau de la fontaine. Sur un bras, sur une jambe, avec passion et style, les danseurs virevoltent. La sueur perle sur leur front. Les gens s'attroupent pour les regarder. Quelque chose se passe.
La musique se mêle, au clapotis de la fontaine et au bruit des voitures. Les remous de l'eau projettent des éclats dorés sur les regards plissés.
Moi, je n'aperçois plus grand chose. Le rideau humain masque les danseurs. J'entrevoie des mains et des pieds qui tournoient en rythme au dessus des casquettes.
Une fille à la moue boudeuse s'assied en tailleur non loin. Elle regarde l'écran de son réflex avec un air absorbé. Les danseurs ne semblent pas l'intéresser. Et moi je la regarde...Elle remonte une mèche de cheveux derrière son oreille et j'aperçois sa nuque blanche et délicate. Ce doit être l'été...
Son regard vagabonde. Elle attend quelqu'un.
Le mur s'effrite petit à petit. Les danseurs ont fini par lasser. Il y a tellement de choses à voir et à photographier. C'est grand Paris.
Une dame que je n'avais pas vu arriver tapote mon épaule du bout des doigts. Elle semble gênée. Je me lève.
" Vous pouvez prendre une photo de moi près de la fontaine?"
Elle sourit timidement et me tend un vieil appareil jetable. Ca fait trente ans qu'elle habite à Paris. Elle travaille à l'hôtel de ville. Sa soeur resté "au pays" à toujours voulu voir le Paris dont elle lui parle si souvent. Après trente ans d'attente, elle recule de plusieurs pas et prend fièrement la pose.
Cric. Cric...Clic!
Ca y est c'est fait. Elle à l'air heureuse. Le pas léger, elle reprend son chemin et me lance un dernier "Merci", un grand sourire aux lèvres. C'est moi qui sourit à présent. C'est contagieux il faut croire...

mardi 7 avril 2009

Vous allez tous mourir!...Un jour...Peut être...

Dès fois, je me dis que la vie c'est vraiment trop court...Et oui, désolé de plomber l'ambiance, mais je suis en effet atteint d'une maladie incurable et plutôt vicelarde: la mort...

Les symptômes sont assez simples, mais non moins effrayant: il me reste en effet une période de temps tout à fait aléatoire à vivre allant d'une minute à 80 ans, et ensuite...Bah je serai mort. Une maladie d'autant plus terrifiante que nous l'avons tous chopé à la naissance!! C'est tout de même incroyable qu'on en parle pas plus au Journal de TF1...Avouez tout de même que c'est assez terrifiant de se dire que demain, il existe une probabilité non nulle que je meure écrasé par un piano à queue. Fou non?!
Mais la plupart des gens ne sont pas aussi conscient que moi, et ils se disent que la mort c'est pour les autres, qu'ils ont été vacciné par leur parents quand ils étaient petits.

Je vous présente donc M.Dupont. Assis sur la cuvette, il pousse avec un air contrit et vous salue de la main.
- Bonjours les enfants!...Plouf!
Bonjour Monsieur Dupont...
Mais ce que M. Dupont ne sais pas, c'est que dans une seconde, un vaisseau sanguin minuscule va éclater dans son cerveau, provoquant une mort instantanée. Pas de chance mec.
- Merde alors...
Et l'espace d'une seconde qui semble s'étirer à l'infini, M. Dupont va voir défiler sa vie. Son premier amour, cet été chez ses grands-parents, la fête qu'il avait organisé pour ses vingts ans, les premiers pas de son fils. Mais aussi ce manuscrit qu'il n'a jamais essayé de publier, ce travail qui ne lui plaît pas et qui a bouffé la moitié de sa vie, et puis cette femme qui a traversé sa vie et qu'il n'aurait jamais du laisser partir.
Monsieur Dupont a vécu une belle vie, mais il part, le caleçon sur ses mollets et la merde au cul, en se demandant si c'était vraiment la vie qu'il voulait vivre. Dans un dernier pet qui constelle la faïence de petits éclats marrons, Monsieur Dupont s'en va...

Voilà ce qui risque de vous arriver si vous n'êtes pas conscient qu'un jour votre vie va finir. Je ne vous dis pas que vous allez être fauché au moment du popo, mais que ce serait con de vivre une vie pleine de regrets. C'est pour ça qu'il faut se dépêcher et en profiter à fond. C'est en ça que la vie c'est trop court: Il y a trop de choses à faire!

Vivez bien, vivez passionnément!! Et mangez des fibres!!

dimanche 5 avril 2009

Courriers indésirablement divins...

Ce matin j'ai reçu un mail de Jesus. Ca m'a assez surpris, Jesus qui m'écrit....
Pourquoi moi et pas quelqu'un d'autre? La raison est assez simple quand on y réfléchit, c'est parce qu'il me connaît bien. Après tout, c'est Dieu. Il a donc très vite compris que j'avais besoin d'une Rolex à moitié prix. Le sauveur me propose donc un éventail assez impressionnant de montres de luxe pour un prix dérisoire...Un miracle en somme. J'ai donc acheté quelques modèles pour moi et mes amis parce que, je sais reconnaître un miracle quand j'en vois un. Et puis mes potes c'est des geeks alors comme ça je fais d'une pierre deux coups: je sauve leur âme et je leur offre une montre chic. Comme ça ils deviendront mes amis dans la vrai vie et on pourra faire des trucs ensemble et tout.
Du coup, en fin de matinée, quand Marie, la sainte mère de Dieu, m'a proposé du Viagra pour satisfaire ma copine, j'ai pas trouvé ça bizarre... Pleine d'empathie et de compassion, elle a même pris le temps de mettre un petit mot à la fin de son email:"Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour elle!". Alors je me suis imaginé ce que pourrait en penser ma copine, si j'en avais une , et je me suis dit qu'elle serait tout à fait d'accord. J'ai donc commandé deux boîtes de pilules. Et j'en ai aussi profité pour commander un agrandisseur de pénis sur son site en ligne cette après-midi. Parce que dans les films sur internet, les filles elles ont l'air de préférer...les grandes tailles...

Juste un petit message pour déclamer mon amour pour les spams ! Ce matin j'ai regardé ma boîte mail et j'étais pété de rire tellement c'était n'importe quoi...

samedi 4 avril 2009

Projet Purple Bob: Bob (1)

Donc c’est l’histoire d’un type violet qui traverse Paris sur un cheval violet. Et puis ensuite y a des explosions, quelques fusillades, des meufs à poil, une course poursuite, des viols collectifs, du pudding qui tombe du ciel et plein sortes d’autres choses. Mais commençons par le commencement voulez-vous ? Ceci est donc le premier (très court) chapitre de ma nouvelle nouvelle/roman (on verra ça plus tard). Bonne lecture et je compte sur vos commentaires!!


Il fait beau et tiède. Le soleil de ne devrait pas tarder à se coucher. Et il y a ce type violet sur son cheval violet qui se ballade. Clopin clopant. Au trot. En sifflotant un vieil air disco-funk de Earth Wind & Fire. Forcément, comme il est violet, les gens se retournent sur son chemin. Il faut dire qu’il est à poil aussi, ça ne doit pas forcément jouer en sa faveur. Mais ça ne le dérange pas plus que ça … A ses yeux, ce sont le reste des gens qui sont trop habillés. Ridicules petits bonshommes portant autre chose que leur peau. Trop honteux pour montrer qui ils sont vraiment. Fragiles et frileux…Lui au contraire, il à l’air de savourer son effet. Rien ne semble lui faire peur. Ses yeux défient le monde entier.

Il déteste les parisiens trop blasés, qui ne daignent pas lui jeter ne serait-ce qu’un coup d’œil curieux. Il y a aussi ceux qui ne veulent pas d’ennuis. Ceux qui ont peur. Un homme assez fou pour se promener tout nu à cheval dans les rues de Paris ne peut être qu’un individu dangereux. Une peur d’animal battu, infondée et idiote. Dérouté par la nouveauté d’une telle situation, ils ont choisis de feindre l’ignorance en plaquant un regard faussement passionné sur les crottes qui parsèment le bitume. Il y a également les rigolos. Les « jeunes », qui se gaussent et le filment grâce à leur téléphone portable. Ils écriront sûrement un billet très inspiré qui viendra égayer la page fluorescente de leur Skyblog. Certaines personnes sont, néanmoins, plutôt enthousiastes à son passage. « Trop fort mec !! » ou encore « Putain c’est ouf !! » sont des exclamations récurrentes. On le prend en photo à la dérobée avant de s’enfuir.

D’autres vont même jusqu’à lui parler et lui poser des questions. La plupart du temps ce sont des femmes. Il faut avouer que Bob est bel homme. Son corps est admirablement bien dessiné. Dos large, fesses rebondies, jambes solides, pectoraux saillants et tablette de chocolat. Son visage ne ressemble à aucun autre, comme issu d’un métissage de toutes les races du monde. Son regard écarlate, à la fois doux et perçant, ses cheveux noirs ébouriffés, ajouté à la teinte violette de sa peau lui donnent un charme surnaturel. En l’apercevant de loin, on est tenté de penser à une mauvaise blague. Mais en le détaillant de plus près, on est saisi par la beauté étrange qui émane de son être entier. Bob ne réponds jamais. Il se contente de sourire gentiment en remerciant de la tête, puis il disperse les badauds d’un geste de la main. Il doit continuer sa route sous peine d’arriver en retard. Il aimerait pourtant prolonger sa petite promenade. Se faire admirer un peu, et continuer sa visite de Paris. C’est la première fois qu’il a l’occasion de visiter la plus belle ville du monde, mais le caractère professionnel de son séjour l’empêche de suivre ses envies à sa guise. Il poursuit donc sa route dans les rues du XVIe, klaxonné par les voitures et interpelé par les passants. Les immeubles sont jolis mais on finit vite par se lasser. Il n’y a pas grand-chose à voir ici alors il presse le pas.

Dix minutes plus tard, le voilà enfin arrivé sur la place du Trocadéro. Il n’a rencontré aucun problème majeur, et comme IL lui avait promis, la police n’est pas venue l’importuner pendant qu’il paradait. Le soleil touche l’horizon et il est temps pour Bob de rentrer en scène. Son expression change. Affichant une implacable résolution, Bob donne un coup de talon dans les flans de Numéro 1. Le cheval passe du 0 au 100 en à peine 5 secondes. Une sacrée bête pour sûr. D’un coup de sabot il envoie promener les voitures qui sont sur sa trajectoire, sous les yeux médusés des cigares, fourrures et lycéens friqués en terrasse. Bob et son cheval ne forment qu’un. Soudés l’un à l’autre ils foncent désormais à vive allure vers la rambarde de l’esplanade. Les touristes filment, les rollers s’écartent. Le cheval saute et tout le monde retient son souffle en écarquillant des yeux terrifiés. Il y en a même certain qui hurlent. Le temps est comme suspendu. Mais pourquoi ce type violet s'est-il jeté du haut de l'esplanade ? Mais il vole. Contre toute attente, le cheval prend de l’altitude et continue, en pédalant dans le vide, sa route en direction de la Tour Eiffel… Il y a donc un type violet tout nu, qui traverse le ciel de Paris en volant sur un cheval. C’est pas commun.

Un silence pesant règne sur l’esplanade du Trocadéro. Les gens n’ont pas vraiment envie de croire ce qu’ils viennent de voir. En contrebas, sur le Parvis des Libertés et des Droits de l’Homme, on entend des exclamations plus ou moins pertinentes comme : « C’est quoi ça ?! » ou encore « Oh Putain ! Y a un ch’val qui vole !! ». Et tandis qu’il arrive à hauteur de la Dame de Fer, une voiture quitte le pont d’Iéna en vrillant, avant d’atterrir dans la Seine, accompagné d’un tonnerre de coup de klaxons. Toute cette agitation à l’air d’amuser Bob, qui décide d’entamer un tour d’honneur autour de la Tour Eiffel avant de redescendre doucement. Il arrive en glissant entre les quatres pattes de métal. Les fers de Numéro 1 projettent quelques étincelles en crissant au contact de l’asphalte. Les touristes ne semblent pas comprendre, mais sont ravis. Les danseurs et les mendiants froncent les sourcils et n’osent pas s’approcher, ils n’ont jamais vu un truc aussi dingue de toute leur vie. Un cercle se forme à bonne distance de notre cavalier violet, mais personne ne bouge ni ne parle de peur de…Ils ne savent pas vraiment de quoi ils ont peur, mais ils ont peur.

Bob regarde autour de lui d’un air satisfait quand un clochard tout rouge s’agrippe à sa jambe en hurlant « C’est la fin du monde bordel !!!C’est ça ?!C’est la fin du monde !! ». Sans se départir de son calme, Bob écarte le SDF avec tendresse d’un geste de la main. Puis, se redressant un instant, il aperçoit un groupe d’individus qui tente de percer la foule. Ils ont une caméra et des micros. Voilà, ils sont enfin arrivés. Se retournant une dernière fois vers le clochard, il sourit. « Oui, c’est ça : c’est la fin du monde. Tu comprends vite toi ! Tu t’appelles Jean c’est ça ? ». Le clochard hoche de la tête comme un petit enfant qui se fait gronder. « Et bien Jean, rassures toi ! Toi, tu vivras. Alors maintenant casse toi…la télé arrive. ».

mercredi 1 avril 2009

Erotomanie des mots (sponsorisé par wikipédia)

Comme vous aurez pu le comprendre grâce aux posts précédents, je nourri un espoir imbécile qu'un jour je serai écrivain et publié (pour la petite histoire j'ai déjà un manuscrit tout prêt).
Mais à la base de ce délirium tremens, il y a comme toujours une histoire d'amour. Celle des mots.
J'en suis follement éperdu, presque autant que je m'aime moi. J'aime le son qu'ils produisent, leur beauté graphique, les histoires qu'ils évoquent, et la sensation d'ivresse qu'ils me procurent, sortant de mon corps par convulsions intermittentes en une logorrhée lancinante.
Mots crus, raffinés ou bien alambiqués, j'ai toujours cultivé un certain culte du bon mot, et j'aime m'entourer de gens qui partagent ma passion d'une façon ou d'une autre. Pas nécessaire d'être écrivain pour ça. Les jeux de mots, les belles formules, les non-sens et autres figures de styles (aussi débiles soient elles) qui ponctuent certaines de mes soirées: tout ça suffit à m'enchanter. Je trouve souvent plus fort que moi. Plus érudit. Plus inventif. Plus abondant. Mais c'est ainsi qu'on apprend, et malgré mon besoin irrépressible d'essayer de briller, il ya des fois où se taire et écouter est une alternative satisfaisante.
Je vais désormais vous laisser, car le cabinet d'aisance m'attend, moi et mon séant simiesque, non sans vous recommander auparavant quelques adorateurs du bon mot qui m'ont un jour ou l'autre beaucoup inspiré.

Les mots chantés:
- Katerine
- Franck Monnet
- Jacques Brel
- Georges Brassens

Les mots dits:
- Ariel Wizman
- Edouard Baer
- Moi

Les mots écrits:
- Frédéric Beigbeder
- Henry Miller
- Charles Bukowski
- Paul Auster